L’UNESCO célèbre le 50ème anniversaire de la Journée internationale de l’alphabétisation, placée sous le thème de : « Lire le passé, écrire l’avenir », commémorant les cinq décennies de progrès mondial des taux d’alphabétisme.

Nous avons beaucoup de raisons de nous réjouir. Selon les données de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU), les taux d’alphabétisme régionaux et mondiaux n’ont cessé de s’améliorer ces 50 dernières années, en particulier chez les jeunes. 

Cependant, 758 millions d’adultes (âgés de 15 ans et plus), dont deux tiers de femmes, ne savent toujours ni lire ni écrire. Ces chiffres nous rappellent que des efforts supplémentaires seront nécessaires pour atteindre la Cible 4.6 de l’Objectif de développement durable 4 (ODD 4) sur l’éducation, qui demande que d’ici 2030 tous les jeunes et une proportion considérable d’adultes sachent lire, écrire et compter.

Les dernières données, présentées dans une fiche d’information et illustrées dans l’eAtlas de l’UNESCO sur l’alphabétisme, montrent que des progrès remarquables ont été accomplis en matière d’alphabétisme des jeunes. Par exemple, les jeunes d’Afrique et d’Asie ont beaucoup plus de chances de savoir lire et écrire qu’il y a 50 ans, et en 2014, 91 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans possédaient les compétences alphabétiques de base, contre 76 % des personnes âgées de 65 ans et plus. En Asie du Sud, deux fois plus de jeunes possèdent les compétences alphabétiques de base (84 %) que les personnes du groupe d’âge le plus âgé (39 %). 

À l’échelle mondiale, l’écart entre les sexes en matière d’alphabétisme a diminué régulièrement, les femmes progressant davantage que les hommes depuis les années 1960. Aujourd’hui, le taux d’alphabétisme des jeunes femmes est plus élevé de 18 points de pourcentage que celui des femmes âgées, contre un écart de 11 points de pourcentage entre les hommes jeunes et les hommes plus âgés.

Malgré tous ces progrès, les femmes de 15 à 24 ans sont toujours en retard sur les hommes – un signe clair des défis persistants qui continuent à freiner les filles.

Les données de la nouvelle fiche d’information nous donnent de précieuses bases de référence pour mesurer les progrès et les obstacles de l’alphabétisme, mais elles rappellent également l’urgence d’accroitre l’investissement dans les programmes d’alphabétisation et de numératie à travers le monde, si l’on veut atteindre le nouvel objectif d’alphabétisme des ODD à l’horizon 2030.

À cette fin, l’ISU travaille avec des partenaires sur plusieurs fronts pour améliorer la qualité des données sur l’alphabétisme. L’Alliance mondiale pour le suivi de l’apprentissage (GAML) élaborera de nouvelles méthodologies pour rassembler des données plus nuancées et les outils nécessaires à leur normalisation, afin de s’assurer qu’elles sont réellement comparables.